Je parcourais tranquillement et en toute illégalité les scans de Cool Down d’Akira Kanbe quand soudain un sursaut de raison me fit m’interroger à voix haute (devant témoin) : « pourquoi je lis ça ?, me dis-je, consternée. » Pas que les dessins fussent plus dégueulasses qu’un autre yaoi, pas que le scénario fût plus improbable que celui de la série des Viewfinder, pas non plus que le pairing frôlât la pédophilie mais – diantre ! – réussir à polariser autant d’insipidité frisait le génie créatif.

Pour vous donner une idée, La Vie Raffinée de Mr Kayashima Un yaoi d'Ellie Mamahara et Haruhi Tono sans grande dramatisation des événements édité chez Taifu.c’est funky, original et procure des sensations fortes. A l’heure où j’écris ces mots je reste bloquée sur la page de garde du quatrième chapitre, médusée de constater qu’on n’a pas stoppé la série avant et qu’en plus – ô ravissement extatique – il me reste un cinquième chapitre et un extra à lire. Tu la sens, ma grosse joie de vivre ?

Je me freine un peu parce que l’objectif n’est pas de démonter le manga en dépit de tout ce qu’il y aurait à en dire, ce serait de mauvaise foi. D’abord, parce que je l’ai pêché parmi les BL les moins bien notés du site où je me fournis, ensuite parce que la couverture l’annonçait et que je me suis entêtée à lire les planches, les yeux scintillants d’une croyance candide en l’humanité…  Ainsi, je me contenterai de trois remarques visant à discréditer le manga car j’ai pour principe de ne pas tirer sur l’ambulance quand elle est déjà en rade au bord de l’autoroute.

1) En se fiant au design des personnages on pourrait croire qu’on lit un yuri.

2) En se fiant aux réactions des personnages, à leur psychologie et à comment l’intrigue est menée, on jurerait qu’on lit un shôjô.

3) En se fiant à son seul flair on ne dépasse pas la maudite couverture.

Lire ce manga permet de remettre en perspective la notion d’ennui.

Or, une team de scantrad a mené le projet jusqu’au bout

Donc, l’oisiveté est mère de tous les vices.

I.H.

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2 commentaires

    1. Et c’est peu de le dire ! A choisir entre le relire et douze heures de documentaire sur la reproduction des moules dans le bassin d’Arcachon, y’a pas photo, ce sera les moules !

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