Ai-je inspiré Osmosis ?

Quand j’ai lu le pitch de cette série en errant sur Netflix au lieu de me consacrer à l’écriture, j’ai frissonné. Une histoire qui traite d’une technologie dont le but est de rencontrer l’âme-sœur ? Je me suis dit avec fierté, sérieux ? J’ai été plagiée ? Je me suis même demandée si Audrey Fouché n’avait pas lu en secret L’Heureux élu, vraiment ? (titre que l’on abrégera en HEV). Ce qui m’aurait beaucoup flattée, mais soyons réalistes, ces faits ne se sont produits que de ma tête…

Image tirée de la série Osmosis d'Audrey FOuché, représentant plusieurs écrans de tailles différentes qui diffusent un message du fondateur d'Osmosis.
Image tirée d’Osmosis.

Et puis j’ai vu la série, pour vérifier, sait-on jamais. Je l’ai regardée d’une traite, comme on descend un pot de Ben&Jerry’s quand on est un brave. Avec un visuel qui n’est pas sans rappeler Black Mirror, cette série d’anticipation se propose d’aborder le thème de l’amour, le vrai ! Pour ceux qui en ont marre d’être jugés, jaugés et comparés à l’instar d’un frigo ou d’une pièce de viande sur les applis de rencontre, Paul et Esther Vanove (frère et sœur) sont sur le point de lancer sur le marché une technologie qui permet de trouver l’âme sœur. Ils rencontreront les difficultés habituelles : jeux de pouvoirs et magouilles financières, activistes de bioéthiques déterminés à empêcher la généralisation des implants cérébraux proposés par l’entreprise Osmosis, fiabilité de la technologie et sécurité des utilisateurs.

Image tirée de la série Osmosis qui montre, à gauche Esther Vanove et à gauche, son frère, Paul.
Fratrie Vanonve.

On suivra l’évolution des fondateurs d’Osmosis ainsi que trois des douze cobayes chargés de tester les implants. Anna, femme cultivée, ronde et complexée ; Lucas, dont le cœur balance entre deux hommes aux modes de vie radicalement différents et Niels, mineur accro au sexe en rechute. Les parties consacrées à ces trois marginaux sont, sans conteste, mes préférées. La fratrie Vanove est singulièrement antipathique, ce qui peut être handicapant pour des personnages principaux…

On y retrouve des questionnements fondamentaux : l’existence de l’amour parfait, la lutte entre cœur et raison, la rédemption par l’amour, la recherche de son identité, la confiance en soi et en autrui, le tout poussé à l’extrême dans un univers dystopique.

Je n’imposerai pas mon opinion sur la série, d’abord parce que tout le monde s’en fout, ensuite parce que ceux qui ont participé à sa création ont bossé pour de vrai et ça se voit. En revanche, je me permettrai de dire aux détracteurs d’être un tantinet moins coincés du cul parce que généralement les séries françaises sont couci-couça et que là on n’est pas au niveau de Dix pourcents que j’adule, mais on relève la barre – sans mauvais jeu de mot.

Et puis, dans mon égocentrisme teinté de mégalomanie, je me suis dit deux choses. Premièrement, qu’Osmosis pourrait être le spin-off sérieux de L’HEV. Puis j’ai dégonflé mes chevilles pour en venir à la seconde idée : L’HEV pourrait carrément passer pour la parodie d’Osmosis.

Un mignon petit avatar en chibi de moi par la divine Poncho ! Ne suis-je pas adorable en avatar ?

Avec amour,

I.H.

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